Alexandre Cloutier

Député de Lac-Saint-Jean

Violences sexuelles sur les campus universitaires - Une loi-cadre est nécessaire avant la fin de la session
lundi 16 janvier, 2017
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Québec, le 16 janvier 2017 – À la suite de la publication des résultats de l’enquête Sexualité, Sécurité et Interactions en Milieu Universitaire (ESSIMU), le porte-parole du Parti québécois en matière d’éducation, de recherche, de persévérance scolaire et d’alphabétisation, Alexandre Cloutier, et la porte-parole en matière de condition féminine, Mireille Jean, demandent de nouveau au gouvernement d’adopter une loi-cadre pour contrer la violence sexuelle dans les milieux universitaires.

« Le portrait des agressions sexuelles dans les universités dressé dans le rapport est extrêmement troublant. Le phénomène est bien réel, il devient même un fléau. Il y a bien longtemps que nous demandons au gouvernement d’agir et de déposer une loi?cadre qui s’y attaque de façon musclée. Malheureusement, pendant près de deux ans et demi, ça a été silence radio sur le dossier au gouvernement. Il a fallu les événements de l’automne dernier à l’Université Laval pour qu’il se décide enfin à aller de l’avant. Pour l’instant, la ministre David laisse toutes les portes ouvertes; une loi-cadre, une politique-cadre, un plan d’action… Les chercheuses ont été claires durant leur conférence de presse : pour réussir à contrer enfin le phénomène, il faudra des moyens musclés, et que les sommes soient au rendez-vous. La ministre doit s’engager à déposer une loi-cadre avant la fin de la session parlementaire », a insisté Alexandre Cloutier.

« La violence sexuelle sur les campus universitaires n’est pas une situation isolée. Elle s’avère la manifestation que des inégalités persistent entre les femmes et les hommes dans la société québécoise. Les solutions à ce phénomène doivent ainsi être conçues dans une perspective globale, et pas seulement sur le campus. C’est-à-dire qu’il faut conjuguer des actions, notamment en matière de santé publique, d’éducation, de sécurité publique et de justice. Mais, avant toute chose, il faut arrêter de cibler les victimes et s’attaquer, plutôt, aux gens qui commettent la violence sexuelle et à la culture du viol », a ajouté Mireille Jean.

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