29 Août 2016

Enfants d’immigrants sans statut - Tous ont droit à l’éducation publique gratuite

Québec – Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole du Parti québécois en matière d’éducation, de recherche et de persévérance scolaire, Alexandre Cloutier, demande au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, d’agir afin que les enfants d’immigrants sans statut puissent aller à l’école comme les autres, et sans tarder.

« En raison du roulement des ministres de l’Éducation, le dossier des élèves sans papiers s’étire et aucune solution n’est mise en avant par le ministère. Des centaines, peut-être même des milliers d’élèves n’iront pas à l’école cette année, car leur statut d’immigrant n’est pas confirmé, pour de multiples raisons. Le ministre doit régler le problème et, entre-temps, utiliser son pouvoir discrétionnaire pour que les enfants concernés puissent aller à l’école le plus rapidement possible », a exposé le député.

« Le gouvernement du Québec s’est déclaré lié par la Convention relative aux droits de l’enfant, selon laquelle l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit pour tous. Les États qui y adhèrent doivent également favoriser l’accès à l’enseignement secondaire. En outre, comme le conclut la protectrice du citoyen, il faut que tout enfant domicilié au Québec ait accès à l’éducation publique gratuite et qu’il fréquente l’école primaire ou secondaire, et ce, peu importe son statut d’immigration ou celui de ses parents », a rappelé Alexandre Cloutier.

Mentionnons que l’Ontario et la Colombie-Britannique admettent, sans frais, les personnes sans statut légal à l’école publique. Pourquoi le Québec accuse-t-il un retard dans le dossier? « Par le projet de loi 86 sur la gouvernance du réseau de l’éducation, sans régler le problème complètement, le ministère élargissait au moins le droit à la scolarité gratuite aux non-résidents. Toutefois, après avoir mis ce projet de loi à la poubelle, le gouvernement nous a présenté une nouvelle version, le projet de loi 105, qui ne fait aucune mention de cette question importante. Bref, le gouvernement recule avant même d’avoir avancé », a conclu le porte-parole.